Objectifs : La décision médicale de retour au sport (RTS) après ligamentoplastie du LCA est un enjeu majeur au vu de l'incidence des récidives et des blessures concomitantes à une reprise prématurée. Au vu des facteurs biomécaniques et neuromusculaires de risque de blessure dans les sports de pivot, quantifier ces facteurs lors de tests de sauts référencés permettrait de mieux définir le moment de RTS.
Question de recherche : La capacité à se stabiliser après un saut pliométrique vertical unipodal est-elle déficitaire côté opéré par rapport au côté non opéré au moment du bilan fonctionnel du RTS ?
Méthode : Les données rétrospectives de 17 footballers ayant réalisé un « unipodal jump landing » (UJL) couplé à un test d'équilibre statique unipodal (TU) au cours de leur bilan fonctionnel de reprise du sport au laboratoire d'analyse du mouvement ont été analysés. Le temps de stabilisation (TTS) et les amplitudes de déplacements du centre de pression (COP) ont été comparés entre côté opéré et côté sain au regard de la performance et de la biomécanique du UJL.
Résultats : L'amplitude du COP et sa variabilité, suivant l'axe antéropostérieur, est plus importante du côté sain (P<0.05) lors du maintien de TU. Aucune différence entre les côtés lors du UJL n'est observée ni sur le TTS ni sur les amplitudes du COP. L'évolution des déplacements du COP, à la réception du UJL, indique différentes stratégies de stabilisation entre les deux membres inférieurs.
Conclusion : Au-delà des paramètres de performance utilisés dans la prise de décision du RTS, l'organisation dynamique semble amener une information qualitative et quantitative de la capacité du footballeur à contrôler ses réceptions de saut et stabiliser son équilibre dynamique.